
Ressources pour aller plus loin
Glossaire illustré
- Bâton cantoral :
- Insigne réservé au chantre (appelé aussi grand
chantre ou pré-chantre) qui le porte dans la main droite pour indiquer sa
dignité, pour diriger le chant, mais aussi pour faire respecter l'ordre
à l'intérieur du choeur. Le bâton de chantre, généralement en matériaux
précieux et porté par une hampe, peut avoir diverses formes (férule,
tau) ou présenter au sommet un pommeau, une statuette, un groupe sculpté
ou encore un décor plus élaboré ayant parfois l'aspect d'une lanterne.
- Burettes :
- Paire de petits récipients verseurs, couverts ou non, qui contiennent
l'un le vin (burette à vin) et l'autre l'eau (burette à eau) utilisés
pour la messe ; lorsque les burettes ne sont pas en verre, elles doivent
porter une lettre (A ou V pour aqua et vinum) ou un symbole (décor de
feuilles d'eau, roseaux, grappes de raisin) pour en distinguer le contenu.
Elles sont posées sur un plateau à burettes, dans un bassin à burettes
ou sur un support spécifique, le porte-burettes.

- Calice :
- Vase sacré dans lequel le célébrant consacre le vin pendant la messe.
Il a la forme d'une coupe sur pied avec une tige comportant en général
un noeud médian. Rituellement, la coupe, au moins, est en matériau précieux
et, si elle n'est pas en or, l'intérieur doit en être doré ; elle est
souvent doublée extérieurement d'une fausse-coupe, ajourée et indépendante.
Le calice forme souvent un ensemble avec une patène et parfois un
ciboire.

- Ciboire :
- Vase sacré utilisé pour la conservation des hosties consacrées dans
le tabernacle, et leur distribution lors de la communion. Le ciboire,
habituellement en métal précieux, est constitué d'une coupe, dont l'intérieur
est toujours doré, munie d'un couvercle emboîtant surmonté d'une petite
croix ou d'un symbole religieux (sphère, pélican, etc.) et, généralement,
d'un pied central avec une tige et un noeud. Il forme parfois un ensemble
avec le calice et la patène.

- Ciborium :
- Structure architectonique en forme de dais reposant sur des supports
verticaux, en général au nombre de quatre et élevée au-dessus d'un
autel pour le protéger et le mettre en valeur. Un ciborium postérieur à
l'époque médiévale est généralement appelé baldaquin d'autel.
- Coquille de baptême :
- Récipient en forme de coquille servant pour
l'administration du baptême. La coquille peut être munie d'un élément
de préhension, d'un ou plusieurs pieds et d'un couvercle partiel, fixe et
plat.

- Croix de procession :
- Croix utilisée lors des processions ou des
enterrements portant généralement le Christ sur la face, parfois la
Vierge ou un saint au revers. La croix s'emboîte habituellement sur une
hampe ; elle peut comporter des représentations de saint Jean et de la
Vierge sur des supports particuliers, des clochettes et un noeud à la
base. Elle peut aussi, fichée sur un pied de croix d'autel, servir de
croix d'autel. Le pape et les archevêques sont précédés d'une croix de
procession particulière : la croix pastorale qui est un insigne de leur
dignité.

- Croix pectorale :
- Croix suspendue autour du cou par un cordon, parfois
par une chaîne ou un ruban, portée par le clergé et autrefois par les
fidèles. Pour le clergé, c'est un insigne de dignité, réservé depuis
la Contre-Réforme aux seuls papes, cardinaux, archevêques, évêques et
hauts dignitaires ecclésiastiques. Généralement en métal précieux,
elle peut être ornée de pierres de mêmes nature et couleur que celles
des anneaux pastoraux.

- Croix reliquaire :
- Croix sur pied, à simple ou double traverse,
contenant des reliques ou reliquaire en forme de croix. Lorsqu'elle
contient un fragment de la Vraie Croix, on l'appelle alors reliquaire de
la Vraie Croix.
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- Crosse pastorale :
- Grand bâton pastoral recourbé à son extrémité ou
terminé par une volute, appelée crosseron, souvent au-dessus d'un noeud
et porté comme insigne de sa dignité par un évêque (crosse épiscopale),
un abbé ou une abbesse (crosse abbatiale).

- Custode :
- Lorsque le ciboire des malades, vase sacré, de petites dimensions,
servant à porter le viatique (communion des malades) a la forme d'une boîte
plate, il prend le nom de custode ; celle-ci comporte souvent un anneau
pour être suspendue au cou. L'intérieur doit être doré et le couvercle
peut comporter une croix.

- Encensoir :
- Brûle-parfum en métal pour l'encensement, suspendu à trois longues
chaînes. L'encens est mis sur les braises contenues dans la partie inférieure,
dans une doublure en métal peu fragile (zinc, fer).Depuis le Moyen Age,
l'encensoir a généralement un couvercle perforé attaché à une quatrième
chaîne. Il est accompagné d'une navette à encens.

- Fausse coupe :
- Doublure externe et généralement partielle de la coupe
des calices et des ciboires et n'ayant qu'un but décoratif. Les fausses
coupes peuvent être ajourées ou pas et porter tous les types de décors.

- Godronné :
- Décoré d'ornements creux ou saillants prenant la forme d'un
oeuf plus ou moins allongé.
- Lampe de sanctuaire :
- Lampe formant veilleuse, allumée en permanence pour marquer la présence divine dans le tabernacle qui contient la réserve eucharistique.Composée d'une coupe en bois ou en métal suspendue à des chaînes et comportant un récipient à huile en verre, placé soit dans la coupe, soit dans une monture au-dessus d'elle, la lampe de sanctuaire est suspendue en avant et non loin de l'autel. Lorsque la lampe est posée sur l'autel ou sur un pied à proximité ou bien suspendue à une applique au-dessus de lui, on parle alors de veilleuse du Saint-Sacrement.
- Marc :
- Ancienne mesure française de masse valant 244,75 g.
- Navette à encens :
- Récipient, généralement en métal, contenant des
grains d'encens. La navette à encens est en forme de petite nef, souvent
sur pied, avec un couvercle à charnières qui s'ouvre sur tout ou partie
de la navette. Elle peut comporter une chaînette à laquelle est attachée
une cuiller à encens.

- Ostensoir :
- Réceptacle utilisé lors de l'exposition du Saint-Sacrement. Souvent en
métal précieux, il est constitué par une boîte vitrée, destinée à
recevoir, pendant cette cérémonie, un croissant eucharistique ou une
lunule, contenant l'hostie et placée au centre d'une monture souvent élaborée,
surmontée d'une croix et portée par un pied et une tige. Il existe
divers types d'ostensoir dont les plus fréquents sont l'ostensoir-soleil
(ostensoir dont la lunette est entourée d'une gloire), et l'ostensoir-monstrance
(ostensoir où la lunule est placée dans un cylindre vertical
transparent).

- Patard :
- Ancienne petite monnaie de Flandre en cuivre.
- Patène :
- Petit plat consacré, utilisé par le célébrant durant la messe pour
poser l'hostie avant et après la consécration ou pour en recueillir les
parcelles. La patène, généralement en métal précieux, toujours dorée
à l'intérieur, est de forme circulaire, avec un large marli ou un fond
polylobé. Elle est souvent décorée, au revers, d'une représentation
religieuse, d'une inscription ou de symboles eucharistiques. Elle forme généralement
un ensemble avec un calice, parfois avec un ciboire ; le diamètre du fond
doit être, en principe, le même que celui de la coupe du calice.

- Prébende :
- Revenu qui était attaché à certains titres ecclésiastiques.
- Remède :
- Ecart maximal toléré entre le titre et le poids réel d'une pièce
contenant du métal précieux, si l'écart était égal à la tolérance
on disait que l'on chatouillait le remède.
- Tabernacle :
- Armoire de taille plus ou moins importante, souvent de forme
architecturale, fermant à clef, placée sur un autel et servant à
conserver la réserve eucharistique.
- Titulus :
- Ecriteau fixé au sommet de la croix et portant les lettres INRI qui
sont les abréviations de la phrase latine Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum
(Jésus de Nazareth Roi des Juifs).