
Au XVIIIe siècle les orfèvres étaient tenu d'avoir leurs boutiques en un lieu public et apparent dans lequel devaient se trouver leurs forges et fourneaux, scellés en plâtre, à la vue de la clientèle et non en arrière-boutiques, dans une salle ou une chambre secrète.
L'atelier était constitué d'un établi, d'un banc à étirer, d'un tour et de différents outils : marteaux à têtes plates, à emboutir; maillets à dresser; cisailles à levier; mandrins carrés, ronds, méplats; bigornes (enclumes) simples ou à chantepleures; ciselets, sortes de ciseaux à bout non tranchant dont les formes variées s'appellent bouge, bouterolle, perloir ou matoir; résingle, pièce de fer doublement coudée remplaçant le ciselet, là, où il ne peut pénétrer et servant, notamment, à redresser les formes bossuées.
les outils employés, comme les techniques, n'ont connu que peu d'évolution au fil des siècles et certains étaient parfois fabriqués par l'artisan orfèvre lui-même :

Deux marteaux fabriqués avec des cornes

Deux étaux faits "maison" pour enserrer
des fourchettes et cuillères pour le brunissage

Etaux à main à enserrer les
petites pièces (initiales H.D. gravées)
Limes de sections, de longueurs et de formes très variées
Photographies (c) Xavier Desury - 2002/2003