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IN MEMORIUM

Cécile Desury

Cécile Desury
1942 - 2005

René Desury
Orfèvre (1900-1963)

René Desury - Orfèvre
  • L'ABAC
  • Les réalisations 1920-1939
  • Les réalisations 1940-1963
  • Apprentissage

Eléments de biographie

 
René Desury - Orfèvre

René Desury vers 1960
Cliché Y. Personnic
(c) Xavier Desury - 1999

Signature de René - 1941

Signature de René Desury - 1941

 

Né le 23 juin 1900 à Saint-Brieuc, René est devenu orfèvre dans des circonstances particulières : Son père Hippolyte Marie est décédé en 1904 et sa mère en 1913. Paul, son frère aîné, avait fait son apprentissage d'orfèvrerie à Lyon et devait prendre la succession de l'orfèvrerie. Or, à la veille de la Grande Guerre, il s'était engagé volontairement au 71ème Régiment d'Infanterie et décéda des suites de blessures dans un lazaret allemand en mai 1917. L'avenir de l'orfèvrerie Desury à l'annonce du décès de Paul était bien compromis. En effet, le commerce ne continuait que grâce aux efforts de la grand-mère Sury (on l'appelait ainsi) aidée, en cela, par sa petite-fille Anne et une employée. Quant à l'atelier, il ne restait qu'un seul ouvrier, Joseph Quinio, les autres étaient mobilisés, et l'on devait faire fabriquer par d'autres maisons, notamment à Lyon. Aussi était-il urgent d'assurer la succession. Les deux autres frères de René ne le pouvaient, l'un était mobilisé et l'autre était trop jeune.

C'est ainsi que son tuteur et la grand-mère Sury décidèrent d'envoyer René en apprentissage chez Nesme, à Lyon, le même qui avait formé Paul quelques années plus tôt. Il commença son apprentissage, à la fin du mois d'octobre 1917 et dès la deuxième semaine on le mettait au repoussage des patènes. Durant ces premiers jours à l'atelier Nesme, il faisait la connaissance d'un jeune apprenti, Francisque Augis, fils du célèbre bijoutier de Lyon. Aussi, pendant son séjour , il était souvent invité à passer son dimanche chez les Augis, ce qui lui permit, comme lui écrivait de Saint-Brieuc Joséphine, la bonne : "D'entrer dans le grand monde." ! Fin décembre, il prenait des cours de gravure chez Monsieur Massy, et commençait le repoussage des fausses coupes (calices, ciboires, etc.) Il prenait également, à partir du mois de mai, chaque fin de journée, des cours chez un ouvrier spécialiste de la ciselure et quittait, le 15 juin, l'atelier Nesme pour entrer chez Férigoule, bijoutier à Lyon.
René semble avoir particulièrement apprécié l'apprentissage de la bijouterie et de la ciselure et s'empressa de monter une bague pour sa sœur (une émeraude et une perle, fausses bien entendu !), mais aussi un camée pour son frère Jean et pour lui même, un camée offert par les Augis qu'il monta en chevalière.
Son apprentissage devait prendre fin le 31 octobre 1918, mais il était rappelé précipitamment à Saint-Brieuc, quelques jours plus tôt, auprès de sa sœur qui, atteinte par la grippe espagnole, était condamnée par les médecins.

 
René Desury - Orfèvre

René Desury et ses ouvriers vers 1928 - Cliché Raphaël Binet
De gauche à droite : Joseph Quinio (ouvrier ayant travaillé successivement avec Hippolyte Paul et Hippolyte Marie Desury), René Desury, Jules Auffray, un jeune apprenti, Victor Marquet. Au centre : les demi-couronnes de la vierge à l'enfant de Notre-Dame de Nazareth à Plancoët.

Archives Desury - Phot. (c) Xavier Desury - 1998


Photographies sauf mention particulière archives Desury

Lexique

Calice
Vase sacré dans lequel le célébrant consacre le vin pendant la messe. Il a la forme d'une coupe sur pied avec une tige comportant en général un noeud médian. Rituellement, la coupe, au moins, est en matériau précieux et, si elle n'est pas en or, l'intérieur doit en être doré ; elle est souvent doublée extérieurement d'une fausse-coupe, ajourée et indépendante. Le calice forme souvent un ensemble avec une patène et parfois un ciboire
Ciboire
Vase sacré utilisé pour la conservation des hosties consacrées dans le tabernacle, et leur distribution lors de la communion. Le ciboire, habituellement en métal précieux, est constitué d'une coupe, dont l'intérieur est toujours doré, munie d'un couvercle emboîtant surmonté d'une petite croix ou d'un symbole religieux (sphère, pélican, etc.) et, généralement, d'un pied central avec une tige et un noeud. Il forme parfois un ensemble avec le calice et la patène
Patène
Petit plat consacré, utilisé par le célébrant durant la messe pour poser l'hostie avant et après la consécration ou pour en recueillir les parcelles. La patène, généralement en métal précieux, toujours dorée à l'intérieur, est de forme circulaire, avec un large marli ou un fond polylobé. Elle est souvent décorée, au revers, d'une représentation religieuse, d'une inscription ou de symboles eucharistiques. Elle forme généralement un ensemble avec un calice, parfois avec un ciboire ; le diamètre du fond doit être, en principe, le même que celui de la coupe du calice
 

Dernière mise à jour : 24/01/2006

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