
A son arrivée à Saint-Brieuc, Romain
installe son atelier rue Saint Gilles (au moins jusqu'en 1793) puis rue aux Toiles
(située près de la cathédrale et détruite au début du XXème siecle afin d'améliorer
la circulation dans le centre ville - Voir plan ci-dessous). C'est, finalement, en 1806 que Romain et Gabrielle
LE POULIQUEN (sa seconde épouse) achètent deux
maisons, à Saint-Brieuc, situées dans
la rue qui conduit de celle de Saint-Goëno à celle de Saint-Guillaume, en face du
marché au blé (actuelle rue Charbonnerie - Voir plan cadastral), sur les demoiselles Joséphine et
Marie-Cécile Richard La Marre, moyennant le versement d'une rente annuelle et foncière
de 440 francs, à ces dernières, et d'une rente de 100 francs Tournois, au principal de
2000 francs, à M Joseph Tilly, le tout au "denier vingt", c'est à
dire avec un intérêt de 5%.
Romain y effectuera quelques travaux, notamment sur la
petite maison située en arrière (en 1809), et y installera ses ateliers et magasin. A ce
sujet, "nous signalons un bel échantillon de style Louis XVI, l'attique et les
boiseries de chêne, fouillés en plein relief, de la devanture de l'orfèvrerie Desury et
qui proviennent du sac du château de Robien, près Quintin, à peine achevé lorsque la
révolution éclata. Les belles boiseries, fort endommagées, furent quelque temps après
vendues à Saint-Brieuc, comme bois à feu. Elles furent alors restaurées par l'aïeul de
nos habiles orfèvres briochins, Romain Desury (...) (qui) allait devenir le digne émule
des Le Rétif, des Chauvin, des Jouannin, autres artistes orfèvres et ciseleurs, auxquels
notre pays doit de véritables oeuvres d'art."
Photographies (c) Xavier Desury - 1998-2008