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IN MEMORIUM

Cécile Desury

Cécile Desury
1942 - 2005

Les techniques en orfèvrerie

  • Conception
  • Mise en forme
  • Assemblage
  • Finitions
  • Décorations

La mise en forme

L'orfèvre travaille sur du métal, au titre légal, fourni par les fondeurs affineurs, il se présente sous différentes formes : feuilles, fils, tubes, barres, etc. Le métal peut être mis en forme à chaud, ou à froid.

- A chaud, il s'agit de la fonte au sable : elle se réalise à partir d'un moule et d'un contre moule en silice dans lequel on verse l'argent fondu; ou à la cire perdue : après le moulage d'une pièce, on injecte de la cire dans le moule pour réaliser autant de cires que de pièces à reproduire, ces pièces sont mises dans un cylindre de plâtre que l'on chauffe, une fois la cire partie, on injecte le métal en fusion et l'on obtient autant de pièces que de cires. La fonte permet d'élaborer des pièces rapportées ou de formes trop complexes, les petites figures en ronde bosse, les couverts, les anses, les becs, les pieds et les petits bijoux sont en général fabriqués selon ces techniques.

 
Moule

Moule pour les becs de cafetière ou théière

Matrice en boisMatrice en fonte

Une matrice de décoration réalisée à la cire. A gauche l'originale en bois (on voit encore des traces de cire) et à droite le résultat en fonte.

 

- A froid, selon quatre méthodes, par martelage pour les trois premières : soit le métal constitue le revêtement d'un objet en bois, ou en tout autre matériau, on parle alors de placage; soit on lui fait prendre par martelage la forme d'une matrice en matière dure (on parle, alors, d'emboutissage si la matrice est creuse et de coquillé si la matrice est convexe) soit la forme est donnée en transformant le métal uniquement par martelage sur un tas ou une bigorne à l'aide de marteaux et de maillets, on parle alors de rétreinte, cette étape a pour conséquence de durcir le métal qui doit être porté à nouveau au rouge pour lui rendre sa malléabilité (recuit)

 
André Guillou au martelage 1955

André Guillou au martelage (ouvrier de l'orfèvrerie René Desury) 1955 - Photographie Le Télégramme

 

Soit enfin, l'orfèvre force le métal avec un outil en acier (repoussoir) sur un tour pour épouser la forme d'un mandrin de bois ou d'acier, il s'agit alors du repoussage. Cette opération demandant une certaine force pour les pièces les plus grande, l'orfèvre s'équipe d'une ceinture en cuir épais qu'il met autour de sa taille et qui le relie au tour afin de prendre appui.

 
Mandrin pour une grande couronne       Mandrin pour une petite couronne

Mandrins pour des couronnes de la Vierge à l'enfant

René Desury au repoussage 1955

René Desury au repoussage - 1955 - Photographie Le Télégramme

 

Photographies sauf mention particulière Xavier Desury

 

Dernière mise à jour : 05/07/2005

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